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J’écris des romans pour construire des mondes où l’on entre pleinement, porté par le rythme, happé par l’intrigue, habité par les personnages.
Qu’il s’agisse de polars, de thrillers, de récits psychologiques, sentimentaux ou dystopiques, ce qui m’importe, c’est l’élan du récit, la tension, la progression. Ce moment où l’on ne lâche plus le fil.
Je travaille l’architecture, les lignes de force, les zones d’ombre. J’aime les intrigues qui tiennent, les personnages qui s’épaississent au fil des pages, les ambiances qui laissent une empreinte.
Mes romans ne visent pas à délivrer un message, encore moins à plaire à tout prix. Ils cherchent le mouvement juste, la voix qui sonne vrai, la scène qui percute. J’écris pour embarquer le lecteur, le faire douter, frissonner, ressentir. Pour qu’il s’oublie dans l’histoire, et qu’en refermant le livre, quelque chose continue de vibrer.


Mes essais suivent une autre logique. Ils naissent d’un besoin de comprendre ce qui agit dans le silence, de nommer ce qui se dérobe, de remettre en cause ce qui semble aller de soi. Ce sont des textes construits, documentés, parfois engagés, mais toujours animés par une exigence de lucidité. J’y aborde des questions politiques, sociales, historiques ou culturelles, avec le souci de ne pas céder aux évidences ni aux mots d’ordre.
J’essaye d’y tenir une ligne claire : penser par soi-même, sans posture, sans slogans, sans dépendance à une école ou à un courant. Ce que je cherche, ce n’est pas une tribune, mais une zone d’analyse. Un espace où les faits reprennent du relief, où les idées peuvent être articulées sans simplification, où les angles morts retrouvent droit de cité.
Écrire un essai, pour moi, ce n’est pas produire un discours, c’est soulever une question qui dérange, et lui faire reprendre toute sa place dans le champ du réel.


Je suis né en 1958 en région parisienne, j’ai enseigné au lycée durant toute ma carrière, et l’écriture n’a jamais cessé de m’accompagner. Elle s’est installée discrètement, dès l’âge de vingt ans, d’abord par fragments, puis comme une part essentielle de ma manière d’être au monde.
Mes écrits vivent et grandissent avec moi. Ils m’accompagnent, prennent vie grâce aux personnes rencontrées, aux évènements qui me frôlent ou me touchent personnellement. Dans mes textes, je mêle aisément le présent et le passé. J'aime les écrits vivants, avec des personnages de tous les jours, auxquels vous pouvez vous identifier ou reconnaître une personne de votre entourage.
Rien n’est jamais pure invention. Tout part d’un vécu, d’un regard, d’une émotion retenue, ou d’un détail qui insiste.


À propos
Depuis l’âge de 20 ans, l’écriture accompagne ma vie comme une ligne de force silencieuse. Elle ne s’est jamais imposée comme un métier, mais comme une nécessité, une manière de relier, de questionner, d’approfondir. Autour de cette fidélité à l’écriture se sont articulées plusieurs étapes professionnelles qui, loin de se contredire, nourrissent aujourd’hui la diversité des sujets que j’aborde dans mes livres.
Ma formation initiale m’a conduit vers les sciences. Après un baccalauréat scientifique et quatre années d’études médicales, j’ai obtenu une licence de biochimie, puis le CAPES de mathématiques.
Pendant près de quarante ans, de 1984 à 2021, j’ai enseigné les mathématiques et les sciences en lycée public. Ce métier d’enseignant, je l’ai exercé avec exigence et lucidité, en témoin direct de l’évolution de l’école, de la jeunesse, et des choix institutionnels. C’est à partir de cette expérience vécue que j’ai commencé à écrire des essais sur l’éducation, le rapport au savoir, la place de l’autorité, ou les impasses idéologiques de l’institution scolaire.


Mon parcours, entre transmission, exploration et engagement
Pourquoi le thriller reste mon territoire de prédilection
J’écris dans des registres différents. Des romans, des nouvelles, des essais. J’aime passer d’une forme à l’autre, car chacune répond à une envie particulière.
L’essai me permet d’explorer une idée, de défendre une réflexion, d’interroger un sujet en profondeur. La nouvelle m’attire par sa concentration, par la nécessité de créer rapidement une atmosphère, un personnage, une émotion ou un basculement. Le roman, lui, offre un espace beaucoup plus vaste, dans lequel les personnages peuvent évoluer, les situations se complexifier et les histoires prendre leur temps.
Mais lorsqu’il s’agit de fiction, je reviens toujours avec une attirance particulière, vers le thriller. 🙂
J’aime partir d’une situation qui paraît simple, parfois même banale, puis faire apparaître progressivement une faille. Quelque chose qui ne correspond pas tout à fait à ce que l’on croyait, un détail qui dérange, une explication qui ne tient pas, un personnage qui ment, un passé que l’on pensait oublié qui recommence à peser sur le présent, ou une vérité que personne ne cherchait, et qui finit par apparaître.
C’est ce glissement qui me passionne. Le thriller permet de prendre un univers familier et de le rendre soudain inquiétant. Un appartement, une entreprise, une famille, un laboratoire, un tribunal, un ministère, un hôtel ou une simple rencontre, peuvent devenir le point de départ d’une histoire dans laquelle les apparences cessent progressivement d’être fiables.
Lorsque j’écris un thriller, je cherche cette sensation particulière du lecteur qui avance en croyant comprendre ce qui se passe, puis découvre qu’il lui manque encore une pièce essentielle. J’aime construire cette mécanique du doute. Qui dit la vérité ? Qui manipule qui ? Pourquoi ce personnage agit-il ainsi ? Que s’est-il réellement passé quelques années auparavant ? Pourquoi cette information a-t-elle été dissimulée ? Et surtout, que va découvrir le personnage s’il continue à chercher ?
Pour moi, le suspense ne consiste donc pas seulement à accumuler les dangers ou les rebondissements. Il naît surtout de l’incertitude. Le lecteur doit avoir envie de comprendre, mais chaque réponse doit pouvoir modifier légèrement la question précédente.
C’est également ce qui explique mon intérêt pour des formes très différentes de thrillers.
Le thriller policier m’attire pour l’enquête, les indices, les fausses pistes, et la reconstruction progressive d’une vérité qui semblait inaccessible.
Le thriller psychologique me permet d’aller plus profondément dans les comportements humains, les mensonges, les obsessions, les rapports de domination, la mémoire, la culpabilité ou la manipulation. Le danger n’est alors pas toujours visible, il peut se trouver dans une relation, un souvenir, une parole ou dans la perception même que le personnage a de ce qui lui arrive.
Dans le thriller d’action ou d’aventure, je recherche davantage le mouvement, le dépaysement, et cette accélération qui oblige les personnages à décider avant même d’avoir compris tous les enjeux.
Le thriller politique ou d’espionnage m’intéresse par les jeux de pouvoir, les secrets, les influences, les opérations clandestines et les réalités cachées derrière les discours officiels.
Le thriller technologique ouvre encore d’autres possibilités. La science, la génétique, l’intelligence artificielle, les neurosciences, les biotechnologies ou la surveillance, permettent d’imaginer des situations qui restent proches du réel tout en nous entraînant vers ce qui pourrait arriver demain.
Quant au thriller juridique, il possède une tension que j’apprécie particulièrement, car la vérité n’y suffit pas, encore faut-il pouvoir l’établir, la prouver et la défendre face à d’autres versions des faits.
Cette diversité est probablement l’une des principales raisons de mon attachement au genre.
Le thriller me permet de voyager d’un univers à l’autre tout en conservant un même fil conducteur : un secret, une menace, une vérité dissimulée, et des personnages placés dans une situation qui va révéler ce qu’ils sont réellement, car c’est finalement cela qui m’intéresse le plus. Je peux imaginer la conspiration la plus complexe, le crime le plus mystérieux ou la technologie la plus inquiétante, si les personnages ne sont pas profondément concernés par ce qui leur arrive, l’histoire perd une grande partie de sa force.
J’aime les personnages confrontés à des choix qu’ils n’avaient jamais imaginé devoir faire. Ceux qui découvrent qu’ils se sont trompés sur quelqu’un. Ceux qui doivent décider s’ils veulent connaître une vérité dont ils pressentent déjà qu’elle risque de bouleverser leur vie. Ceux qui franchissent parfois une limite qu’ils pensaient infranchissable. Le thriller permet précisément de pousser les êtres humains dans ces zones d’incertitude. Il oblige à agir, à choisir, à douter, à se tromper, et parfois à recommencer avec moins de certitudes qu’auparavant.
C’est sans doute pour cela que, même si je continue à écrire des romans de nature différente, des nouvelles et des essais, le thriller conserve une place particulière dans mon travail. Il correspond à mon goût du mystère, de l’enquête, du secret, et des vérités qui ne se révèlent jamais immédiatement. Il me permet de construire des intrigues, mais aussi d’explorer les réactions humaines lorsqu’un événement vient soudain bouleverser l’ordre des choses.
Lorsque je commence une nouvelle histoire, une question revient souvent et nourrit aussitôt mon envie d’écrire :
Que se cache-t-il derrière ce que tout le monde croit voir ?










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